Appel à participer à la manifestation unitaire du 26 mai – Marée Populaire
Le 18 mai 2018
Nous constatons avec beaucoup d’autres qu’Emmanuel Macron et son gouvernement sont décidés à imposer à marche forcée une déstructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des services publics, réforme fiscale favorable aux plus riches, casse du code du travail, abandon des plus fragiles, remise en cause de la protection sociale, restriction des droits et libertés, cadences infernales des services à la personne, chasse aux migrants, etc.
Ces remises en cause affectent profondément les associations dans leur capacité d’agir, alors qu’elles réalisent des tâches indispensables à l’avenir de la société en matière de lien social, de transition écologique, d’éducation citoyenne, de défense des droits, d’épanouissement et de respect des personnes. Elles s’ajoutent en effet à la réduction structurelle des subventions publiques aux associations, qui ont diminué de 16 milliards d’euros depuis 2005, à la multiplication des appels d’offres, à la complexification des procédures et à l’attitude réactionnaire de certaines collectivités. À cela s’est ajoutée la suppression brutale et sans compensation des emplois aidés.
Appel du collectif des associations citoyennes à participer à la manifestation unitaire du 26 mai 2018
Réunion plénière du samedi 24 mars 2018 – Paris 11
Comment répondre aux enjeux par la mobilisation de tous ?
09h30- 16h au 108 rue St-Maur 75011 Paris
Lors de cette réunion plénière, une demi-journée a été consacrée à l’organisation du travail du Collectif. Celui-ci a été très actif au cours des derniers mois, mais ce travail a été mené par un tout petit noyau… Pour répondre aux enjeux, il est nécessaire que des personnes et des associations membres du réseau s’engagent et prennent en mains les actions à mener.
Certaines peuvent produire des analyses, d’autres peuvent apporter un soutien matériel ou organisationnel.
Le débat en séance plénière a amorcé une mobilisation collective autour de 5 axes de travail :
– financements publics et emploi
– marchandisation et financiarisation des associations + politiques publiques
– droits et libertés des associations
– collectivités et associations,
– transitions (écologique, sociale, politique, culturelle…)
L’objectif est d’organiser une réflexion collective, afin de faire converger les réflexions déjà menées par de nombreuses associations ou réseaux nationaux membres du CAC, et également de prendre position dans le débat public et organiser des actions communes. Sur chacun de ces thèmes, un ou deux responsables se sont proposés, avec une petite équipe d’animation, pour animer le travail d’un groupe. Chaque axe est invité à faire une fiche de présentation de ses objectifs et des chantiers prioritaires.
Pour chaque chantier, il est proposé de définir une fiche projet avec des objectifs, un programme de travail, les compétences et la disponibilité nécessaire, une durée limitée avec des échéances. Le rôle du groupe est d’assurer un suivi de l’avancement des travaux et de les relancer si nécessaire.
N’hésitez pas à vous proposer pour participer à l’un des thèmes ou à l’un des chantiers !
contact@associations-citoyennes.net
Compte rendu de la plénière ICI
Liste des axes de travail et des chantiers ICI
Cette journée « plénière » (ouverte à toute et gratuite) arrive un mois après la synthèse de la « concertation » avec le gouvernement. Elle se situe à un moment important pour l’avenir des associations. Face à une situation qui évolue rapidement et à des remises en cause sans précédent du travail d’intérêt général des associations citoyennes, quel bilan tirer des combats et des mobilisations menés à l’automne, quelles perspectives et quelles priorités sur le terrain et au niveau national ? Comment agir ensemble ?
Cette journée de réflexion a apporté des premières réponses dont les pistes pourront être approfondies à l’Université d’été du CAC, du 11 au 13 juillet à Amiens.
Super profits, super cadeaux et pour les associations ? – communiqué
Communiqué de presse
Le 9 mars 2018
Les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93,4 milliards d’euros de bénéfices en 2017, en hausse de 24% par rapport à 2016[1]. Pourquoi le gouvernement, qui dit manquer d’argent, diminue-t-il le taux d’imposition des bénéfices (de 33% à 25%) et celui des revenus du capital (avec un taux unique de 30%) ? Pourquoi a-t-il renouvelé le CICE pour plus de 20 milliards de CICE, alors que ce sont ces mêmes entreprises du CAC 40 qui en bénéficient pour l’essentiel, avec un résultat plus que contestable ? Pourquoi offrir 40 milliards de dégrèvement de cotisations sociales, qui déséquilibrent les comptes de la protection sociale ? Au total plus d’une centaine de milliards de cadeaux, alors que le montant de l’impôt sur les sociétés -toutes confondues- est de 25 milliards en 2018 ? Ainsi ces 93,4 milliards sont constitués pour une bonne part de cadeaux publics !
Soudorgues, laboratoire vivant de participation citoyenne
D’après la synthèse par les habitants, numéro spécial de Soudorgues dynamique – Mai 2016
Résumé
Soudorgues est une petite commune des Cévennes, à 500 m d’altitude, dont la population est passée de 800 habitants au XIXe siècle à 200 en 1990. La population augmente à nouveau, et atteint aujourd’hui 300 habitants, grâce à la capacité qu’ont eue ses familles traditionnelles d’accueillir et d’intégrer de nouveaux venus, ce qui a permis des réalisations bénéfiques pour le village, facilitant la création d’emplois et l’animation. La démocratie participative a permis de construire un avenir à Soudorgues, en donnant la parole aux citoyens, pour aboutir à des propositions mieux partagées que celles qui auraient été prises par les seuls élus. Ceux-ci ne se sentent plus isolés mais épaulés par les villageois. Différentes commissions (30 participants au total, soit 10 % de la population) ont permis de réaliser de nombreux projets : deux villages d’activités, la création de 4 logements sociaux de qualité qui accueillent des familles actives avec enfants, la réfection du foyer et son agrandissement, etc. L’installation du photovoltaïque assure le remboursement de l’emprunt contracté pour sa réalisation. Le chauffage au bois et le photovoltaïque permettent des économies substantielle. L’aide bénévole de plusieurs soudorguais et de plusieurs membres du Conseil municipal permettent de limiter les coûts, rendant les projets viables. La complexité est dans le dosage du bénévolat, qui ne doit pas entraver le développement des entreprises locales. Le bénévolat permet l’enrichissement de chacun et constitue un ciment entre les citoyens. Cette pratique de la démocratie participative en vue de réaliser des projets a généré une riche expérience de la participation, transposable à d’autres situations : la nécessité d’un climat de confiance, d’une information complète des participants, la primauté de l’humain sur l’économie l’importance d’une écoute de tous les participants dans les commissions, y compris les plus timides, la prise en compte tous les facteurs. C’est un mouvement perpétuel toujours à reconstruire.
Proposition N°3 : Modifier les Parcours Emploi Compétences, pour stopper le vaste plan social
Propositions du Collectif des associations citoyennes dans le cadre de la concertation
En matière de financement et d’emploi
Face à l’indignation suscitée par la suppression brutale des emplois aidés, le Premier ministre a annoncé une concertation avec le secteur associatif afin de fonder « une politique ambitieuse de la vie associative ». Le CAC était invité pour la première fois depuis plusieurs années à faire part de ses analyses et de ses propositions. Voici une des propositions qu’a défendues le CAC lors de cette concertation en matière de financement et d’emplois. Cette proposition est maintenant a approfondir collectivement, ce qui nécessitera certainement plusieurs chantiers de travail.
Proposition N°3 : Modifier les Parcours Emploi Compétences, pour stopper le vaste plan social
Rappelons que les contrats aidés ne sont pas une solution satisfaisante à long terme, car les activités associatives nécessaires à la société doivent être assurées par des emplois stables, respectant le code du travail. Mais dans l’immédiat, en l’absence d’une stabilisation des subventions publiques, leur suppression a des conséquences désastreuses, comme vient de le souligner le Sénat dans son rapport du 21 février 2018.
Mme Muriel Pénicaud a publié le 11 janvier 2018, toujours sans concertation ni évaluation préalable, une circulaire qui remplace les contrats aidés par les Parcours Emploi Compétences (PEC). Ceux-ci prolongent et amplifient les effets désastreux de la baisse des emplois aidés.



