Après la crise sanitaire, des contre-pouvoirs associatifs plus que jamais nécessaires
Tribune de L.A. Coalition (pour Libertés Associatives) paru dans Libération
Le 23 juin 2020
Après la crise sanitaire, des contre-pouvoirs associatifs plus que jamais nécessaires
Début avril, l’association Utopia56 a rendu publique une liste de 37 amendes dressées contre ses bénévoles entre le 19 mars et le 8 avril, alors qu’ils distribuaient du matériel et de la nourriture à des exilés à Calais. Le document est accompagné d’une vidéo dans laquelle un policier exprime clairement son intention « d’user » les militants en multipliant les contrôles et les amendes.
Livret « CAP 2022 : les multinationales à l’assaut de l’État »
Septembre/Octobre 2018
Comité Action Publique 2022 : les multinationales à l’assaut de l’État
Commandez le livret (bon de commande)
Ce dernier livret est proposé par Jean-Claude BOUAL [président du Collectif des Associations Citoyennes (CAC)]. Il s’agit de mettre en lumière que le rapport « Action Publique 2022 » est bien plus que la suite de la politique de Révision des Politiques Publiques (RGPP) : l’idéologie va au-delà d’une privatisation classique des missions de service public et des fonctions administratives ou même d’une délégation de service public au privé, voir d’un mise à disposition de l’État aux services de groupes financiers et multinationales… Ce qui est prôné là c’est que ce sont ces derniers qui SONT l’État ; qui écrivent la loi, font les normes, les contrôlent !
Téléchargez la version PDF
Début 2019, nous avons créé une série de 3 webinaires pour expliquer concrètement et en détail ce Rapport « AP 22 », retrouvez-les ICI.
Philanthropie à la Française, un rapport parlementaire néolibéral inacceptable
Philanthropie à la Française, un rapport néolibéral : inacceptable
Le rapport sur « La philanthropie à la française » de mesdames les députées de Loire-Atlantique et du Val-de-Marne[1], vient d’être remis au Premier ministre. Celui-ci comprend 35 propositions, dont la grande majorité concerne le financement des fondations. Beaucoup de ces propositions font référence et sont inspirées du modèle anglo-saxon. Le vocabulaire du rapport comme il est d’usage dans la « start-up nation » est truffé d’expressions anglaises pour expliciter le français que les français ne comprendraient plus : l’opération « Game changers » et les « gamers », les « smart contrats, Initial Coin offering, zero Waste, Social business, Charity business, Theory of change, open data, Save, Spend, Share, give back to the Community, Givind stusday, sponsoring… » !
Nous y trouvons des « perles » comme : « L’économiste Zoltan Acs souligne que la philanthropie est tributaire du développement de la prospérité des individus et des entreprises, si bien qu’elle a besoin de l’économie capitaliste pour exister ».
Les rédactrices définissent les fondations comme : « Une fondation, c’est avant tout de l’argent privé mis à disposition d’une œuvre publique », à laquelle nous pouvons opposer une définition beaucoup plus proche de la réalité : « Une fondation c’est avant tout de l’argent public (entre 66 et 75% de dégrèvements fiscaux, donc d’impôts), utilisé par le privé pour un cause privée choisie par le fondateur, le plus souvent déguisée en une cause publique ».
Prolongation état d’urgence sanitaire : l’exercice de la démocratie n’est pas négociable !
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Prolongation de l’état d’urgence sanitaire : l’exercice de la démocratie n’est pas négociable !
Le gouvernement vient, après avis positif du Conseil constitutionnel, de publier la loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet, tout en laissant entendre qu’une nouvelle prolongation pourrait suivre au-delà de cette date.
Cette restriction des libertés affecte profondément toutes les activités associatives. Elle casse la possibilité de vivre ensemble, elle empêche de nombreuses activités sous menace de sanctions administratives et pénales injustifiées et inadmissibles.
Le Collectif des Associations Citoyennes (CAC) demande l’arrêt de cette fuite en avant liberticide et sécuritaire, régressive sur tous les plans. Il exige le retour au respect des libertés fondamentales qui sont garantes pour le secteur associatif de sa liberté d’agir, tout en étant force de proposition et d’initiative.
Le CAC tient à rappeler quelques circonstances qui inquiètent les acteurs associatifs.
L’adoption de la loi en extrême urgence sans possibilité de mener un vrai débat parlementaire a aggravé les atteintes aux libertés associatives et individuelles, en infantilisant toujours plus les personnes. Notre fonctionnement associatif est tout autre. Les associations citoyennes, par leur expérience et leur pratique d’une Éducation populaire responsable, ont toujours travaillé pour faire des personnes des acteurs d’une démocratie vivante.
Le CAC appelle à rejoindre l’appel « PLUS JAMAIS CA »
Associations Citoyennes, ensemble, préparons le Jour d’Après. 16 organisations, rejointes par une vingtaine d’autres mouvements dont le CAC, sont à l’origine de cet appel. Nous vous appelons à faire entendre votre voix pour défendre des mesures sociales, environnementales et féministes et construire, ensemble, le monde d’après. Cet appel n’est qu’un début, le CAC entend y prendre toute sa place.



